_ « Il faut dissoudre cette Assemblée Nationale. C’est le message que je lance au président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye, en tant que député de la quinzième législature ». Ainsi, parlait Anta Babacar Ngom, samedi dernier, à Richard_Toll. De l’avis de la responsable de l’ Alternative pour la Relève Citoyenne « ce n’est pas ce qu’on avait promis aux sénégalais. Ce n’est pas une Assemblée de rupture. Ce n’est pas une Assemblée pour les Sénégalais parce que l’opposition n’y a pas voix au chapitre. Depuis son installation, un seul projet de loi a été voté, et il a été rejeté par la suite » renseigne l’ancienne candidate à la présidentielle de 2024. Qui poursuit en ces termes : « l’ Assemblée Nationale, c’est beaucoup d’argent. Ils sont entrain de se battre pour des primes et des voitures.
En désespoir de cause la président du parti Arc de se résoudre à proposer de nouvelles élections législatives en vue de garantir l’arrivée de nouveaux députés, capables de prendre en charge les préoccupations des populations. « S’ils sont aussi forts qu’ils le prétendent, qu’on rebatte les cartes, qu’on redescende sur le terrain pour briguer le suffrage des sênégalais, pour avoir, enfin, une Assemblée de rupture, une Assemblée de travailleurs, une Assemblée qui prenne, réellement, en compte les préoccupations du peuple ». Sous ce rapport, Anata Babacar Ngom d’inviter ses militants partisans à se mobiliser pour truster le maximum de communes et de parlementaires lors des élections à venir.
A l’issue d’une tournée de trois jours, Anta Babacar Ngom s’est arrêtée dans la commune de Richard_Toll, pour faire le point. Et c’est pour constater, avec regret, que ce département, qui a tout pour se développer est confronté à des difficultés de toutes sortes. A l’en croire, la situation du département de Dagana est loin d’être reluisante.
L’ honorable député s’est évertué à clouer, au pilori, les différents régimes qui se sont succédé au sommet de l’ Etat. L »échec de nos anciens dirigeants est palpable sur le terrain. Dans le Walo, estime_t_elle, l’industrie de transformation ne donne pas les résultats escomptés, le commerce ne marche pas, des secteurs comme l’élevage, la pêche battent de l’aile. L’agriculture, qui doit être la locomotive socio_économuque de cette partie du pays, à travers ses différents secteurs, peine à prendre son envol tandis que la culture est entrain de mourir de sa belle mort, dans cette teree aux valeurs ancêtrales bien ancrées, fait noter l’hôte de Richard_Toll. Mais le manque d’eau potable dans cette partie du pays qui abrite, pourtant, le Lac de Guiers, la principale source d’eau du Sénégal ainsi que l’électricité qui fait défaut, dans la Walo des profondeurs, rebutent, au plus haut point, la parlementaire.
Enfonçant le clou, l’opposante au régiment de Pastef de laisser entendre que le tableau peint du département de Dagana peut être calqué aux autres localités du pays. « C’est le Sénégal, dans son entièreté, qui va mal. Diomaye et Sonko nous avaient vendu des solutions, ils nous exposent, au quotidien, plus de problèmes que leurs esquisses de solutions ».
Anta Babacar Ngom qui s’interroge sur la sincérité du fameux slogan « Diomaye moy Sonko, Sonko moy Diomaye » d’aboder le dossier de l’ Aser. Et c’est pour demander « comme mon collègue Thierno Alassane Sall, où sont passés les financements pour le monde rural, les milliards du projet Aser ? l’Assemblée Nationale doit jouer son rôle pour éclairer la lanterne des populations » souhaite notre interlocutrice, sous un tonnerre d’applaudissements.
Dans la foulée, la parlementaire de plaider pour le retour de la diplomatie économique. Au surplus, pense_t_elle, le débat doit tourner, au Sénégal, autour de la diplomatie financière. D’autant que, poursuit Anata Babacar Ngom, depuis ses indépendances, le Sénégal n’a jamais vecu une situation économique aussi difficile ainsi qu’une situation financière aussi détériorée.Dans ce dessein, conseille_t_elle, « nous autres politiciens devons laisser les experts et spécialistes gérer les questions relatives à la diplomatie financière avec les partenaires ».





