Posted in A la Une

Saint-Louis : Dédicace du Livre Le Pillage Ne Devient Pas Patrimoine Parce qu’il A Vieilli

_ « Que se passe-t-il lorsqu’un objet pillé traverse les décennies, entre dans un musée, reçoit un numéro d’inventaire, un cartel, une place dans une vitrine, puis finit par nous sembler parfaitement à sa place ? C’est à partir de cette question qu’est né Le pillage ne devient pas patrimoine parce qu’il a bien vieilli, un essai critique publié simultanément en français et en anglais sous le titre Loot Does Not Become Heritage Just Because It Has Aged Well. Écrit depuis le Centre de Recherche et de Documentation du Sénégal (CRDS) à Saint-Louis, cet ouvrage interroge moins les objets eux-mêmes que les récits qui les entourent. Il part d’un constat simple : le temps ne transforme pas automatiquement une histoire de violence en histoire légitime. Une provenance ne dit pas toujours tout. Un cartel peut être exact tout en restant incomplet. Une collection peut être parfaitement documentée tout en laissant certaines voix à la marge. À travers les débats sur les restitutions, les collections africaines dispersées à travers le monde, les pratiques documentaires des musées et les questions de provenance, l’ouvrage invite à regarder autrement ce qui paraît souvent aller de soi. Le livre s’intéresse notamment à la manière dont les institutions produisent et transmettent des récits patrimoniaux. Il interroge ce qui est conservé, ce qui est rendu visible, mais aussi ce qui disparaît parfois derrière les catégories documentaires, les inventaires ou les discours institutionnels. Loin d’être un procès des musées, cet essai est une invitation à les prendre au sérieux. Assez au sérieux pour interroger leurs mots, leurs silences, leurs choix documentaires et les formes d’autorité qui structurent la production des savoirs patrimoniaux. À travers cette réflexion, une conviction se dessine : le patrimoine ne se réduit pas à ce que nous conservons. Il concerne aussi ce que nous choisissons de transmettre, les voix que nous écoutons et celles que nous laissons hors du récit. Au fond, ce livre ne pose pas seulement la question de savoir où sont les objets.Il pose une question plus fondamentale : Que voulons-nous réellement transmettre lorsque nous appelons quelque chose patrimoine ? Alioune Samb est conservateur de musée et chef du bureau conservation et documentation au Centre de Recherche et de Documentation du Sénégal (CRDS). Ses travaux portent sur la documentation des collections, la recherche de provenance, les restitutions, la documentation située et les relations entre musées, communautés et production des savoirs patrimoniaux ».

Posted in A la Une

Dagana : Les Agriculteurs Réclament le Revêtement de la Route Keur Momar Sarr / Colonat

_ Dans le département de Dagana, les agriculteurs de la zone de Mbayène / Golome peinent à écouler leurs productions. L’arrêt des travaux du tronçon de route Keur Momar Sarr / Colona, d’une soixantaine de kilomètres, en est la principale cause.
Aujourd’hui les populations qui vivent sur l’emprise de cet axe très passant réclament la reprise des travaux arrêtés depuis 2021.
Trous, crevasses, nids de poule aux allures de nids d’ Autruche constituent le décor sur l’axe Keur Momar / Colonat.
Arpenter ce tronçon de route, très passant, d’une soixantaine de kilomètres relève, ainsi,du parcours du combattant. Aujourd’hui, apporter une solution à ce lancement problème revient à donner un coup de fouet à l’économie de cette partie du Walo.
C’est dire que, par ces temps qui courent, il ne fait pas bon de voyager dans cette partie du département de Dagana. Et les autorités compétentes sont interpellées. D’autant que cette route dessert les villages de Mérina, Diokoul, Ndimb, Mbayène ou Golome, Thiarène, Ndiayène, Yamane, Dental,, Diokhor etc. qui s’activent, au quotidien, autour d’activités agricoles.

Posted in A la Une

Litige Foncier à Gnith : Le Maire et les Populations de Tiguèl Toucouleur à Couteaux Tirés

_ Dans la commune de Gnith, le maire et les populations du village de Tiguél_Toucouleur sont à couteaux tirés. Ces populations soupçonnent une certaine complicité entre l’édile et un exploitant agricole marocain pour s’accaparer de leurs surfaces cultivables. Foulant, ainsi, au pied leur protocole d’accords basé sur un partenariat gagnant_gagnant.